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Logement / Locataire Juridique 23/06/2026

Demander une régularisation après colocation : droits, démarches et courrier

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La vie en colocation, bien que souvent enrichissante, peut générer des situations complexes, notamment lors des changements d'occupants. La question de la régularisation des comptes, des charges ou du dépôt de garantie devient alors centrale. Nous vous guidons pas à pas pour comprendre vos droits et les démarches à entreprendre pour demander une régularisation après colocation, en insistant sur l'importance d'une communication formelle avec votre bailleur.

La colocation est un mode de vie de plus en plus répandu, offrant flexibilité et convivialité. Cependant, elle s'accompagne de spécificités juridiques, notamment lors des départs ou arrivées de colocataires. Ces changements peuvent entraîner des déséquilibres financiers ou administratifs, nécessitant de demander une régularisation après colocation. Que ce soit pour le dépôt de garantie, les charges locatives ou les loyers impayés, il est essentiel de connaître vos droits et les démarches à suivre pour protéger vos intérêts en tant que locataire ou ex-locataire.

Nous constatons régulièrement que l'absence de clarté ou de communication formelle peut transformer une simple régularisation en un véritable litige. Cet article a pour vocation de vous fournir toutes les clés pour aborder sereinement cette étape, en détaillant les acteurs concernés, les délais à respecter et les preuves à rassembler. Nous vous expliquerons également la procédure pas à pas et l'importance d'envoyer un courrier recommandé à votre bailleur pour formaliser votre demande.

Qui sont les acteurs concernés par la régularisation en colocation ?

La régularisation des comptes après un changement de colocataire implique plusieurs parties, chacune ayant des droits et des obligations spécifiques. Comprendre le rôle de chacun est fondamental pour demander une régularisation après colocation de manière efficace.

Le bailleur

Le propriétaire du logement, ou bailleur, est l'interlocuteur principal. Ses obligations sont définies par la Loi du 6 juillet 1989, notamment en ce qui concerne la gestion du bail, la régularisation des charges et la restitution du dépôt de garantie. Le bailleur est tenu de fournir un logement décent et de veiller à l'entretien des locaux. En cas de colocation, il doit s'assurer que le bail est conforme et que les avenants sont établis correctement lors des changements d'occupants. Il est également responsable de la régularisation annuelle des charges locatives et de la restitution du dépôt de garantie dans les délais légaux après le départ du dernier locataire ou, en cas de départ partiel, selon les termes du bail.

Les locataires (sortants, restants, entrants)

Les locataires, qu'ils soient sortants, restants ou entrants, sont les parties prenantes directes de la colocation. Leurs droits et devoirs sont encadrés par le bail de colocation et le Code civil. En présence d'une clause de solidarité, tous les colocataires sont solidairement responsables du paiement du loyer et des charges, ainsi que des éventuelles dégradations, y compris après le départ de l'un d'eux, jusqu'à la fin du bail ou l'entrée d'un nouveau locataire le remplaçant.

  • Le colocataire sortant : Il doit respecter un préavis pour donner congé du logement et est en droit de récupérer sa part du dépôt de garantie, sous réserve que le logement soit rendu en bon état et que toutes les sommes dues aient été réglées. Si le bail est individuel, sa responsabilité cesse à son départ. Si le bail est unique avec clause de solidarité, sa responsabilité peut perdurer jusqu'à 6 mois après son départ ou l'entrée d'un nouveau colocataire.
  • Les colocataires restants : Ils continuent d'occuper le logement et sont responsables du respect du bail. Ils peuvent être tenus de trouver un nouveau colocataire pour remplacer le partant et s'assurer que le loyer continue d'être payé intégralement.
  • Le colocataire entrant : Il intègre le logement et doit signer un avenant au bail ou un nouveau bail. Il devient alors solidaire des obligations des autres colocataires, notamment pour le paiement du loyer et des charges.

Le garant (le cas échéant)

Si un garant a été désigné pour un ou plusieurs colocataires, sa responsabilité est également engagée. La portée de son engagement dépend du type de caution (simple ou solidaire) et des termes de l'acte de cautionnement. En cas de départ d'un colocataire, l'engagement du garant peut être maintenu ou prendre fin selon les dispositions légales et contractuelles. Il est crucial de vérifier si la caution a été rédigée de manière à couvrir les colocataires individuellement ou la colocation dans son ensemble, et si elle prévoit des modalités de cessation en cas de départ.

Délais applicables pour demander une régularisation après colocation

Le respect des délais est une composante essentielle de toute démarche de régularisation. Ignorer ces échéances peut compromettre vos droits. Voici les principaux délais à considérer en 2026 :

Objet de la régularisation Délai légal Base légale
Régularisation annuelle des charges locatives Dans l'année suivant l'exercice comptable (généralement avant le 31 décembre de l'année N+1 pour l'année N) Loi du 6 juillet 1989
Restitution du dépôt de garantie (logement en bon état) 1 mois après la remise des clés Loi du 6 juillet 1989
Restitution du dépôt de garantie (dégradations constatées) 2 mois après la remise des clés Loi du 6 juillet 1989
Action en justice pour restitution du dépôt de garantie 3 ans à compter de la date à laquelle le dépôt aurait dû être restitué Loi du 6 juillet 1989
Action en justice pour régularisation des charges ou loyers impayés 3 ans à compter de la date d'exigibilité des sommes Loi du 6 juillet 1989
Contestation de la régularisation des charges Jusqu'à 3 ans après la réception de la régularisation Loi du 6 juillet 1989

Il est impératif d'agir dans ces délais pour préserver vos recours. Par exemple, si le bailleur ne restitue pas le dépôt de garantie dans les temps, des majorations peuvent être appliquées. De même, si vous contestez une régularisation de charges, vous devez le faire dans un délai raisonnable, même si la loi prévoit une prescription de trois ans.

Documents et preuves à fournir pour votre demande de régularisation

Pour étayer votre demande de régularisation et maximiser vos chances de succès, il est crucial de rassembler un dossier complet et solide. Chaque document sert de preuve et renforce la légitimité de votre démarche.

Checklist des preuves essentielles :

  • Le contrat de bail original et ses avenants : C'est le document fondamental qui établit les droits et obligations de chaque locataire et du bailleur. Il doit mentionner la clause de solidarité le cas échéant, les modalités de départ d'un colocataire, et toute modification apportée au cours de la colocation.
  • L'état des lieux d'entrée et de sortie : Ces documents sont indispensables pour prouver l'état du logement au début et à la fin de l'occupation. Ils permettent de justifier ou de contester d'éventuelles retenues sur le dépôt de garantie pour dégradations. Un état des lieux de sortie précis est particulièrement important pour le colocataire sortant.
  • Les quittances de loyer et preuves de paiement : Conservez toutes les preuves de paiement des loyers et des charges. Elles attestent que vous avez rempli vos obligations financières et peuvent servir à prouver un trop-perçu ou à contester des impayés.
  • Le justificatif du dépôt de garantie : La preuve du versement du dépôt de garantie (reçu, relevé bancaire) est essentielle pour en demander la restitution.
  • Les courriers échangés avec le bailleur : Tous les échanges écrits (lettres, e-mails, SMS) concernant la colocation, les problèmes rencontrés, les demandes de régularisation ou les réponses du bailleur, constituent des preuves importantes.
  • Les relevés de charges annuels : Ces documents sont fournis par le bailleur et détaillent les charges réelles. Ils sont nécessaires pour vérifier la justesse de la régularisation annuelle et contester d'éventuels écarts.
  • Les témoignages ou attestations : Dans certains cas, des témoignages d'anciens colocataires ou de voisins peuvent appuyer votre dossier, par exemple pour des problèmes de jouissance ou des désaccords sur l'état du logement.

Nous vous conseillons de conserver tous ces documents de manière organisée et de toujours privilégier les échanges écrits avec le bailleur, en gardant une copie de chaque envoi.

Procédure étape par étape pour demander une régularisation après colocation

La démarche pour obtenir une régularisation s'articule en plusieurs étapes, de la plus amiable à la plus contentieuse. Il est crucial de les respecter pour maximiser vos chances de succès et éviter les erreurs procédurales.

Étape 1 : La demande amiable écrite

Avant toute chose, nous vous recommandons d'adresser une première demande écrite à votre bailleur. Ce courrier, envoyé par lettre simple ou e-mail, doit exposer clairement l'objet de votre demande de régularisation (restitution du dépôt de garantie, contestation de charges, etc.), les faits, les sommes concernées et les justificatifs que vous avez rassemblés. Soyez précis et factuel. Mentionnez l'adresse du logement et le numéro de bail. Cette étape est souvent suffisante pour résoudre le problème à l'amiable et constitue une preuve de votre bonne foi en cas de litige ultérieur. Il est essentiel d'adapter l'article à la relation locataire-bailleur et d'expliquer clairement quand envoyer un recommandé.

Étape 2 : La mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception

Si votre demande amiable reste sans réponse dans un délai raisonnable (généralement 8 à 15 jours) ou si la réponse du bailleur est insatisfaisante, il est temps de passer à la mise en demeure. C'est à ce stade qu'il faut envoyer un recommandé. La lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) est une étape juridique essentielle. Elle confère une valeur légale à votre démarche et prouve que le bailleur a bien été informé de votre réclamation. Ce courrier doit reprendre les éléments de votre première demande, rappeler les obligations légales du bailleur (conformément à la Loi du 6 juillet 1989 ou au Code civil), et fixer un nouveau délai pour qu'il s'exécute. Mentionnez explicitement que, sans action de sa part, vous serez contraint de saisir les instances compétentes. C'est un prérequis avant toute action en justice.

Étape 3 : La saisine de la Commission Départementale de Conciliation (CDC)

En cas d'échec de la mise en demeure, la Commission Départementale de Conciliation (CDC) est l'étape suivante. Cette commission, gratuite et paritaire (composée de représentants des bailleurs et des locataires), a pour mission de trouver une solution amiable aux litiges. Sa saisine est obligatoire avant de pouvoir saisir le juge pour certains types de litiges (notamment ceux liés au dépôt de garantie ou à la régularisation des charges). Vous devez adresser votre demande à la CDC du département où se situe le logement. La commission convoquera les deux parties pour une tentative de conciliation. Si un accord est trouvé, un procès-verbal de conciliation est rédigé, ayant valeur d'engagement pour les parties.

Étape 4 : La saisine du Juge des contentieux de la protection

Si la conciliation échoue ou n'est pas obligatoire pour votre litige, vous pouvez saisir le Juge des contentieux de la protection (anciennement Juge de proximité ou Tribunal d'instance). Cette procédure est la dernière étape et peut être menée avec ou sans avocat, selon le montant du litige. Le juge examinera les preuves fournies par chaque partie et rendra une décision exécutoire. La saisine du juge doit être effectuée dans les délais de prescription légaux (généralement 3 ans pour les litiges locatifs).

Attention : piège fréquent

Une erreur malheureusement courante est de ne pas envoyer de demande écrite datée avant de saisir une commission ou un juge. Cette négligence peut vous coûter cher, car les instances de conciliation ou judiciaires exigent généralement la preuve d'une tentative de résolution amiable préalable. Sans un courrier de mise en demeure formel (idéalement en recommandé avec accusé de réception), votre dossier pourrait être jugé irrecevable ou affaibli. Assurez-vous toujours de dater vos courriers et d'en conserver une copie, ainsi que la preuve d'envoi et de réception.

Exemples concrets de régularisation après colocation

Exemple 1 : Récupération du dépôt de garantie après le départ d'un colocataire

Sophie, étudiante à Lille, a quitté sa colocation le 30 juin 2026, après avoir respecté son préavis d'un mois. Un état des lieux de sortie a été réalisé en sa présence, ne mentionnant aucune dégradation. Le bail signé avec ses deux autres colocataires comportait une clause de solidarité, mais un avenant au bail avait été signé avec le bailleur pour acter son départ et l'arrivée d'un nouveau colocataire. Le dépôt de garantie, d'un montant de 900 euros, avait été versé par les trois colocataires initiaux, soit 300 euros chacun. Un mois après son départ, Sophie n'avait toujours pas reçu sa part du dépôt de garantie. Elle a d'abord envoyé un e-mail au bailleur pour lui rappeler son obligation de restitution dans le délai d'un mois, tel que prévu par la Loi du 6 juillet 1989. Sans réponse, elle a envoyé une lettre recommandée avec accusé de réception, mettant en demeure le bailleur de lui restituer les 300 euros sous huit jours, en précisant que des pénalités de retard s'appliqueraient au-delà de ce délai. Face à cette démarche ferme, le bailleur a finalement procédé au virement des fonds quelques jours plus tard, évitant ainsi la saisine de la Commission Départementale de Conciliation.

Exemple 2 : Contestation d'une régularisation de charges jugée excessive

Marc et Léa, colocataires à Lyon depuis 2024, ont reçu en septembre 2026 la régularisation annuelle des charges locatives pour l'année 2025. À leur surprise, le montant réclamé était bien supérieur à leurs provisions mensuelles habituelles, avec un solde à payer de 500 euros. Après examen des justificatifs fournis par le bailleur, Marc et Léa ont constaté que certaines charges n'étaient pas locatives (par exemple, des frais d'entretien d'espaces verts non prévus au bail) et que d'autres étaient manifestement surestimées. Ils ont d'abord envoyé un courrier simple au bailleur, listant les charges contestées et demandant des explications détaillées ainsi qu'une révision du calcul. Le bailleur a répondu en maintenant sa position. Marc et Léa ont alors envoyé une lettre recommandée avec accusé de réception, formalisant leur contestation et joignant des extraits de la Loi du 6 juillet 1989 précisant la nature des charges récupérables. Ils ont également demandé un rendez-vous pour consulter les pièces justificatives originales des charges. Cette démarche a conduit le bailleur à revoir son calcul et à réduire le solde dû à 150 euros, un montant que Marc et Léa ont accepté, évitant ainsi une procédure plus longue devant la CDC.

Quelles sont vos chances d'obtenir gain de cause ?

Vos chances d'obtenir gain de cause lors d'une demande de régularisation après colocation dépendent fortement de la solidité de votre dossier et du respect des procédures légales. Nous constatons que plusieurs facteurs peuvent influencer l'issue de votre démarche.

Situations favorables au demandeur :

  • Dossier complet et preuves irréfutables : Un dossier comprenant le bail, les états des lieux, les quittances de loyer, les relevés de charges et tous les échanges écrits avec le bailleur renforce considérablement votre position. Chaque document doit être pertinent et clairement rattaché à votre demande.
  • Respect des délais légaux : Agir dans les temps impartis pour la restitution du dépôt de garantie ou la contestation des charges est crucial. Un retard peut entraîner une forclusion ou une perte de droits.
  • Communication formelle et traçable : L'envoi de lettres recommandées avec accusé de réception prouve votre diligence et la date de vos demandes, ce qui est indispensable en cas de litige.
  • Non-respect des obligations par le bailleur : Si le bailleur n'a pas respecté ses propres obligations (délai de restitution du dépôt de garantie, fourniture des justificatifs de charges, etc.), vos chances sont accrues.

Situations défavorables :

  • Absence de preuves écrites : Les accords verbaux sont très difficiles à prouver devant les instances juridiques et affaiblissent votre dossier.
  • Non-respect des procédures : Ne pas envoyer de mise en demeure avant de saisir la CDC ou le juge peut entraîner l'irrecevabilité de votre demande. C'est le piège fréquent que nous avons mentionné.
  • Dégradations imputables au locataire : Si l'état des lieux de sortie révèle des dégradations dont vous êtes responsable, la retenue sur le dépôt de garantie sera justifiée.
  • Clause de solidarité non levée : Si une clause de solidarité est toujours active après votre départ et qu'un loyer ou des charges sont impayés par les colocataires restants, votre responsabilité peut être engagée.

Les preuves à réunir pour renforcer le dossier :

Pour maximiser vos chances, concentrez-vous sur des preuves objectives : extraits de compte bancaire prouvant les paiements, photographies horodatées de l'état du logement, courriers de mise en demeure du bailleur restés sans réponse, etc. Toute preuve matérielle et incontestable sera un atout.

En conclusion, une démarche bien préparée, rigoureuse et respectueuse du cadre légal vous donne de bonnes chances d'obtenir satisfaction. La clé réside dans la documentation et la formalisation de chaque étape.

Cette analyse est indicative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel du droit pour votre situation précise.

Obtenez votre courrier de régularisation personnalisé

Comme nous l'avons vu, demander une régularisation après colocation implique une communication claire et formelle avec votre bailleur. Un courrier personnalisé est bien plus efficace qu'un modèle générique, car il intègre les spécificités de votre situation, les dates précises, les montants en jeu et les références légales applicables. Notre générateur CourrierExpert est conçu pour vous accompagner dans cette démarche.

Il vous permet de créer une lettre adaptée, qu'il s'agisse d'une demande amiable, d'une mise en demeure pour la restitution du dépôt de garantie, ou d'une contestation de charges. Vous n'avez qu'à renseigner quelques informations clés, et notre système générera un courrier prêt à être envoyé. C'est la garantie d'un document juridiquement solide et percutant.

Variables pour la rédaction de votre courrier :

Pour que votre courrier soit parfaitement adapté, vous serez invité à fournir les informations suivantes :

  • adresse : Votre adresse actuelle pour les échanges.
  • preuves : Une description des preuves que vous joignez ou que vous détenez pour appuyer votre demande.
  • date_faits : La date ou la période à laquelle les faits nécessitant la régularisation se sont produits (par exemple, la date de votre départ, la date de réception de la régularisation de charges).
  • numero_bail : Le numéro de votre contrat de bail, figurant généralement sur le document.
  • destinataire : Le nom ou la dénomination sociale du destinataire de votre courrier (bailleur, agence immobilière).
  • nom_bailleur : Le nom complet de votre bailleur ou de la société de gestion immobilière.
  • adresse_logement : L'adresse complète du logement en colocation concerné par la régularisation.
  • description_faits : Une explication détaillée des faits qui motivent votre demande de régularisation.

Ces éléments sont essentiels pour que votre courrier soit précis, complet et juridiquement valable, vous aidant ainsi à demander une régularisation après colocation avec toutes les chances de votre côté.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une régularisation après colocation ?

Une régularisation après colocation est l'ajustement des comptes entre les locataires et le bailleur suite à un changement dans la composition de la colocation, comme le départ d'un colocataire. Elle concerne généralement le dépôt de garantie, les charges locatives (eau, chauffage, entretien des parties communes) et parfois des loyers impayés. L'objectif est de s'assurer que chacun a payé ce qu'il devait et a récupéré ce qui lui était dû, conformément au bail et à la loi.

Quels sont les délais pour demander une régularisation ?

Les délais varient selon l'objet de la régularisation. Pour la restitution du dépôt de garantie, le bailleur a 1 mois si l'état des lieux de sortie est conforme, et 2 mois en cas de dégradations. Pour la régularisation annuelle des charges, elle doit intervenir dans l'année suivant l'exercice comptable. En cas de litige, vous disposez généralement de 3 ans pour agir en justice à compter de la date d'exigibilité des sommes.

Dois-je envoyer un recommandé pour demander une régularisation ?

Oui, il est fortement recommandé d'envoyer votre demande de régularisation par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) si une première demande amiable n'a pas abouti. La LRAR constitue une preuve juridique de votre démarche et de la date de réception par le bailleur. C'est une étape indispensable avant d'envisager la saisine d'instances de conciliation ou judiciaires.

Que faire si le bailleur refuse la régularisation ?

Si le bailleur refuse la régularisation ou ne répond pas à votre mise en demeure par LRAR, vous pouvez saisir la Commission Départementale de Conciliation (CDC) du lieu du logement. Cette démarche est gratuite et vise à trouver une solution amiable. En cas d'échec de la conciliation ou si elle n'est pas obligatoire, vous pourrez alors saisir le Juge des contentieux de la protection.

Qui est responsable du paiement du loyer en colocation ?

La responsabilité du paiement du loyer en colocation dépend du type de bail. Si le bail contient une clause de solidarité, tous les colocataires sont solidairement responsables de l'intégralité du loyer et des charges, même après le départ de l'un d'eux, et ce, jusqu'à 6 mois après la fin de son préavis ou l'entrée d'un nouveau colocataire. Sans clause de solidarité ou avec des baux individuels, chaque colocataire est uniquement responsable de sa part.

Comment récupérer mon dépôt de garantie après mon départ de colocation ?

Après votre départ et la réalisation de l'état des lieux de sortie, le bailleur dispose d'un délai légal (1 ou 2 mois) pour vous restituer votre part du dépôt de garantie. Si vous avez signé un bail unique avec clause de solidarité, la restitution peut n'intervenir qu'au départ du dernier colocataire, sauf si un avenant a été signé pour acter votre départ et l'arrivée d'un remplaçant. Envoyez une demande écrite, puis une mise en demeure par LRAR si le délai n'est pas respecté.

Un nouveau colocataire change-t-il le bail ?

Oui, l'arrivée d'un nouveau colocataire nécessite généralement une modification du bail existant par le biais d'un avenant au bail. Cet avenant doit être signé par le bailleur et tous les colocataires (anciens et nouveau) pour acter l'intégration du nouvel occupant et, le cas échéant, la sortie d'un précédent. Il est crucial de faire cette démarche pour que le nouveau colocataire soit juridiquement lié au contrat et pour lever la solidarité de l'ancien colocataire si applicable.

Peut-on demander une régularisation après colocation si le bail est verbal ?

Oui, même si un bail verbal est moins protecteur qu'un bail écrit, il reste valable. Vous pouvez toujours demander une régularisation après colocation. Cependant, la difficulté résidera dans la preuve des accords initiaux (montant du loyer, charges, dépôt de garantie). Il est alors essentiel de rassembler toutes les preuves indirectes (quittances, relevés bancaires, témoignages) pour étayer votre demande. Pour plus de sécurité, il est toujours préférable de demander une régularisation d'un bail verbal en un bail écrit.

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