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Copropriété Juridique 16/06/2026

Signaler pouvoir en assemblée générale contesté : droits, démarches et courrier

Lors d'une assemblée générale de copropriété, la validité des pouvoirs est essentielle. Si vous suspectez ou constatez qu'un pouvoir a été contesté à tort, ou qu'il est entaché d'irrégularité, il est crucial de réagir rapidement. Nous vous guidons à travers les étapes pour signaler cette situation au syndic, rassembler les preuves nécessaires et défendre la régularité des décisions prises par l'assemblée des copropriétaires.

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La vie en copropriété est régie par des règles strictes, dont le respect est le garant d'une gestion saine et équitable. L'assemblée générale (AG) est le cœur décisionnel de cette organisation, et la validité des votes repose sur la régularité des pouvoirs. Il n'est pas rare, malheureusement, de faire face à des situations où un pouvoir en assemblée générale est contesté, soit par le syndic, soit par d'autres copropriétaires, parfois de manière injustifiée, ou à l'inverse, d'observer des pouvoirs manifestement irréguliers. Cette situation peut semer le doute sur la légitimité des résolutions votées et engendrer des frustrations légitimes.

Nous comprenons votre désarroi face à une telle situation. Que vous soyez directement concerné par un pouvoir invalidé à tort, ou que vous souhaitiez dénoncer une irrégularité constatée, il est impératif de connaître vos droits et les démarches à entreprendre. Dans cet article, nous vous accompagnerons pas à pas pour comprendre les enjeux, identifier les acteurs clés, rassembler les preuves et signaler pouvoir en assemblée générale contesté ou irrégulier, afin de protéger les intérêts de la copropriété et les vôtres.

Qui sont les acteurs concernés et quelles sont leurs obligations ?

Dans le cadre d'une contestation de pouvoir en assemblée générale, plusieurs acteurs ont des rôles et des obligations spécifiques. Comprendre leurs responsabilités est fondamental pour orienter efficacement votre démarche.

Le copropriétaire mandant et le mandataire

Le copropriétaire qui donne un pouvoir (le mandant) et celui qui le reçoit (le mandataire) sont les premiers concernés. Le mandant doit s'assurer que le mandat est rédigé en bonne et due forme, en respectant les exigences légales (identification des parties, date de l'AG, objet du pouvoir, etc.). Le mandataire, quant à lui, a l'obligation de présenter un pouvoir valide et de voter conformément aux instructions reçues. Toute irrégularité dans la forme ou le fond du mandat peut entraîner sa contestation.

Le syndic de copropriété

Le syndic, qu'il soit professionnel ou bénévole, est le garant de la bonne tenue des assemblées générales. Il a pour mission de vérifier la régularité des pouvoirs avant le début de l'AG ou au moment du vote. En cas de doute ou de contestation, il doit consigner l'incident au procès-verbal de l'AG. Le syndic est également le destinataire privilégié de toute réclamation concernant un pouvoir. Son rôle est d'instruire la situation et, si nécessaire, de prendre les mesures correctives ou de transmettre les informations au conseil syndical ou à l'assemblée.

Le président de séance et les scrutateurs

Désignés en début d'AG, le président de séance et les scrutateurs ont un rôle actif dans la validation des votes et des pouvoirs. Le président de séance veille au bon déroulement de l'assemblée et à l'application des règles. En cas de contestation d'un pouvoir, il est de sa responsabilité de trancher ou de faire acter la contestation au procès-verbal. Les scrutateurs l'assistent dans le décompte des voix et la vérification des mandats.

Le conseil syndical

Le conseil syndical, composé de copropriétaires élus, assiste le syndic et contrôle sa gestion. Il peut être sollicité en cas de litige sur un pouvoir, pour donner son avis ou pour inciter le syndic à agir. Bien qu'il n'ait pas de pouvoir décisionnel direct sur la validité d'un mandat, son rôle consultatif et de surveillance est important.

Délais applicables pour la contestation d'un pouvoir ou d'une résolution

Le respect des délais est une condition essentielle pour toute action en copropriété, et la contestation d'un pouvoir ne fait pas exception. Il est crucial de distinguer le délai pour signaler pouvoir en assemblée générale contesté au syndic de celui, plus strict, pour contester judiciairement une résolution.

Délai pour informer le syndic d'une irrégularité

Dès que vous constatez une irrégularité concernant un pouvoir (qu'il soit le vôtre ou celui d'un autre copropriétaire), nous vous recommandons d'agir sans délai. Bien qu'il n'existe pas de délai légal spécifique pour cette notification initiale au syndic, une action rapide renforce la crédibilité de votre démarche. Adressez un courrier recommandé avec accusé de réception dès que possible après l'assemblée générale, ou même pendant si l'irrégularité est flagrante et peut être relevée en séance.

Délai de contestation judiciaire des résolutions

Si l'irrégularité du pouvoir a eu une incidence sur le vote d'une ou plusieurs résolutions, et que cette irrégularité est susceptible d'entraîner la nullité de la décision, vous disposez d'un délai légal pour agir en justice. Selon l'article 42 de la Loi du 10 juillet 1965, « Les actions qui ont pour objet de contester les décisions des assemblées générales doivent, à peine de forclusion, être introduites par les copropriétaires opposants ou défaillants dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal de l'assemblée générale ».

Ce délai de deux mois est impératif. Passé ce délai, toute action en contestation des résolutions sera irrecevable. La notification du procès-verbal se fait par lettre recommandée avec accusé de réception par le syndic à tous les copropriétaires dans le mois qui suit la tenue de l'assemblée générale, conformément à l'article 33 du décret du 17 mars 1967. Il est donc primordial de surveiller la réception de ce document.

Action Délai applicable Base légale
Notification de l'irrégularité au syndic Dès que possible après constatation Recommandation
Notification du procès-verbal de l'AG par le syndic 1 mois après la tenue de l'AG Article 33 du décret du 17 mars 1967
Contestation judiciaire des résolutions de l'AG 2 mois à compter de la notification du procès-verbal Article 42 de la Loi du 10 juillet 1965

Documents et preuves à fournir pour étayer votre signalement

Pour signaler pouvoir en assemblée générale contesté et espérer obtenir gain de cause, la constitution d'un dossier solide est indispensable. Les preuves doivent être précises et irréfutables.

Le mandat de pouvoir contesté

Si vous contestez la validité d'un pouvoir, il est essentiel d'en obtenir une copie. Vous pouvez la demander au syndic. Analysez-le attentivement pour identifier les irrégularités (absence de signature, date manquante, dépassement du nombre de pouvoirs autorisés, non-respect des règles de cumul fixées par le règlement de copropriété ou la loi, etc.). Si c'est votre propre pouvoir qui a été contesté, conservez l'original et toute preuve de son envoi ou de sa remise.

Le procès-verbal de l'assemblée générale

Le procès-verbal (PV) est un document clé. Il doit mentionner les incidents de séance, y compris les contestations de pouvoirs. Vérifiez si votre contestation ou celle d'un autre copropriétaire y est consignée. Le PV atteste également des résolutions votées et des majorités atteintes, éléments cruciaux pour démontrer l'impact de l'irrégularité.

La feuille de présence

La feuille de présence est un document officiel qui enregistre la présence des copropriétaires et de leurs mandataires, ainsi que le nombre de voix dont ils disposent. Elle permet de vérifier si les pouvoirs ont été correctement comptabilisés et si le quorum a été atteint. Toute anomalie sur cette feuille peut constituer une preuve.

La convocation à l'assemblée générale

La convocation doit être conforme aux exigences légales et réglementaires. Si le pouvoir contesté concerne une résolution non inscrite à l'ordre du jour, la convocation peut servir de preuve de l'irrégularité.

Témoignages et échanges écrits

Des témoignages de copropriétaires ayant assisté à l'AG et ayant constaté l'irrégularité peuvent être précieux. Recueillez-les par écrit, en précisant les coordonnées des témoins. Conservez également toute correspondance avec le syndic ou d'autres copropriétaires concernant ce pouvoir.

Règlement de copropriété

Votre règlement de copropriété peut contenir des clauses spécifiques concernant les modalités de délivrance et de validité des pouvoirs. Référez-vous-y pour vérifier si les règles ont été respectées.

Procédure étape par étape pour signaler un pouvoir contesté

Face à un pouvoir contesté ou irrégulier, une démarche méthodique est indispensable. Voici les étapes que nous vous conseillons de suivre pour signaler pouvoir en assemblée générale contesté.

Étape 1 : Constater et documenter l'irrégularité

Dès que vous avez connaissance de l'irrégularité (pendant l'AG ou après réception du PV), notez précisément les faits : quel pouvoir est concerné, qui l'a contesté, pour quel motif, quelle a été la décision (accepté, refusé, impact sur le vote). Rassemblez immédiatement toutes les preuves mentionnées précédemment : copie du mandat, extrait du PV, feuille de présence, témoignages. Plus votre dossier est complet, plus votre action sera efficace.

Étape 2 : Notifier le syndic par lettre recommandée avec accusé de réception

Adressez un courrier circonstancié au syndic de copropriété (adresse du syndic), en lui exposant clairement la situation. Précisez la date de l'assemblée générale (date_faits), le numéro de votre lot (numero_lot) si vous êtes le copropriétaire concerné ou si vous agissez en tant qu'opposant, et décrivez précisément les faits (description_faits). Joignez à ce courrier toutes les preuves (preuves) que vous avez pu rassembler. Demandez au syndic de prendre les mesures nécessaires pour rectifier l'erreur ou pour faire respecter les règles.

Ce courrier est une étape cruciale. Il constitue une preuve formelle de votre démarche et marque le point de départ d'une éventuelle procédure de contestation judiciaire si le syndic ne donne pas suite favorablement.

Étape 3 : Saisir le conseil syndical (facultatif mais recommandé)

En parallèle de votre courrier au syndic (nom_syndic), vous pouvez informer le président du conseil syndical de votre démarche. Le conseil syndical peut exercer une pression sur le syndic pour qu'il agisse, ou du moins, prendre acte de la situation et en discuter lors de sa prochaine réunion.

Étape 4 : Envisager la contestation judiciaire des résolutions (en cas d'impact majeur)

Si l'irrégularité du pouvoir a eu un impact significatif sur le vote d'une ou plusieurs résolutions (par exemple, si le résultat aurait été différent sans ce pouvoir), et que le syndic ne réagit pas, vous pourriez être contraint d'engager une action en justice. Comme mentionné, vous disposez d'un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal pour saisir le tribunal judiciaire. Il est alors fortement recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit de la copropriété.

Attention : piège fréquent

Une erreur courante, et malheureusement lourde de conséquences, est de ne pas identifier précisément le lot, la partie commune ou la résolution concernée par le pouvoir contesté. Lors de votre signalement, soyez d'une précision chirurgicale. Si vous contestez un pouvoir, indiquez clairement le numéro du lot du copropriétaire mandant et, si possible, du mandataire. Si l'irrégularité a impacté une résolution spécifique, citez le numéro et l'intitulé exact de cette résolution tel qu'il apparaît dans le procès-verbal de l'assemblée générale. Une description vague ou incomplète pourrait rendre votre contestation difficilement recevable ou, au mieux, retarder considérablement son traitement. La clarté et la concision, étayées par des faits précis, sont vos meilleurs alliés.

Recours possibles en cas de difficulté

Si votre signalement au syndic reste sans effet ou si la situation n'est pas résolue à l'amiable, plusieurs recours s'offrent à vous.

La médiation ou la conciliation

Avant d'engager une procédure judiciaire, il est souvent judicieux de tenter une résolution amiable. Vous pouvez proposer au syndic et aux parties concernées de recourir à un médiateur ou un conciliateur de justice. Ces professionnels neutres et impartiaux peuvent aider à trouver un terrain d'entente et à éviter un procès long et coûteux. Cette démarche est parfois même obligatoire avant de saisir le juge pour certains litiges.

La saisine du tribunal judiciaire

Si toutes les tentatives amiables échouent, la dernière option est la saisine du tribunal judiciaire. Cette action doit être menée dans le respect du délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal de l'AG, comme le prévoit l'article 42 de la Loi du 10 juillet 1965. L'objectif sera d'obtenir l'annulation de la ou des résolutions votées sous l'influence du pouvoir irrégulier, ou la reconnaissance de l'irrégularité du pouvoir lui-même. La représentation par un avocat est obligatoire devant le tribunal judiciaire pour ce type de litige, notamment si le montant du litige est supérieur à 10 000 euros. Un avocat pourra évaluer la solidité de votre dossier et vous représenter efficacement.

Le signalement à l'ordre des géomètres-experts (si le syndic est un professionnel)

Dans le cas où le syndic est un professionnel et que son comportement est jugé fautif (manquement à ses obligations, refus délibéré d'agir face à une irrégularité avérée), vous pouvez également envisager de signaler les faits à l'ordre professionnel auquel il appartient. Cette démarche, bien que n'ayant pas d'impact direct sur la validité du pouvoir, peut entraîner des sanctions disciplinaires à l'encontre du syndic et ainsi l'inciter à plus de rigueur à l'avenir.

Conséquences juridiques d'un pouvoir irrégulier ou contesté à tort

Les conséquences d'un pouvoir irrégulier en assemblée générale peuvent être significatives, tant pour la copropriété que pour les copropriétaires concernés. De même, la contestation abusive d'un pouvoir peut avoir des répercussions.

Nullité des résolutions votées

La principale conséquence juridique d'un pouvoir irrégulier est la possibilité d'obtenir la nullité des résolutions votées sous son influence. Si l'irrégularité du pouvoir a été déterminante dans le résultat d'un vote (c'est-à-dire que sans ce pouvoir, la résolution n'aurait pas été adoptée ou aurait été rejetée), le tribunal judiciaire peut prononcer l'annulation de la résolution. Cela signifie que la décision est réputée n'avoir jamais existé, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur la gestion de la copropriété (travaux non validés, budgets non approuvés, etc.).

Responsabilité du syndic

Si le syndic a manqué à son devoir de vérification des pouvoirs ou s'il n'a pas réagi de manière appropriée à un signalement d'irrégularité, sa responsabilité peut être engagée. Les copropriétaires lésés pourraient demander des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Cette responsabilité peut être civile (financière) et, dans certains cas extrêmes, disciplinaire si le syndic est un professionnel.

Sanctions pour contestation abusive

À l'inverse, si vous contestez un pouvoir de manière abusive, sans fondement sérieux et avec l'intention de nuire, vous pourriez être condamné à des dommages et intérêts pour procédure abusive. C'est pourquoi il est essentiel de s'appuyer sur des preuves concrètes et des arguments juridiques solides avant d'engager une action.

Impact sur la vie de la copropriété

Au-delà des aspects purement juridiques, la contestation d'un pouvoir peut créer des tensions au sein de la copropriété, altérer la confiance entre les copropriétaires et le syndic, et perturber la bonne gestion de l'immeuble. C'est pourquoi nous préconisons toujours de privilégier le dialogue et la recherche de solutions amiables avant d'envisager des actions plus coercitives.

Exemples concrets

Exemple 1 : Le pouvoir "blanc" non rempli

Madame Dubois, copropriétaire d'un appartement à Lyon, ne pouvant assister à l'assemblée générale annuelle de 2026, avait remis un pouvoir « blanc » (sans désignation de mandataire) au syndic, comme elle le faisait habituellement. Le jour de l'AG, le président de séance a désigné un autre copropriétaire pour la représenter. Or, le règlement de copropriété stipule que les pouvoirs doivent désigner un mandataire précis. Madame Dubois, en recevant le procès-verbal, a constaté que ce pouvoir avait été utilisé pour voter en faveur d'une résolution qui lui était défavorable. Elle a immédiatement alerté le syndic par lettre recommandée avec accusé de réception, joignant une copie du pouvoir qu'elle avait remis et rappelant la clause du règlement de copropriété. Face à l'inertie du syndic, elle a ensuite saisi le tribunal judiciaire dans le délai de deux mois, arguant que l'irrégularité du pouvoir avait vicié le vote de la résolution. Le tribunal a reconnu l'irrégularité et a annulé la résolution concernée, obligeant la copropriété à organiser une nouvelle AG sur ce point.

Exemple 2 : Le cumul de pouvoirs excessif

Monsieur Martin, propriétaire d'un lot à Bordeaux, a assisté à l'assemblée générale de 2026. Il a remarqué qu'un copropriétaire, Monsieur Durand, détenait un nombre de pouvoirs bien supérieur à ce qu'autorise la loi. En effet, l'article 22 de la Loi du 10 juillet 1965 limite le nombre de voix dont peut disposer un mandataire. Monsieur Durand, seul, représentait plus de 10% des voix de la copropriété et plus de trois mandats, ce qui est contraire aux dispositions légales. Monsieur Martin a fait consigner sa contestation au procès-verbal de l'AG. Après réception du PV, il a envoyé un courrier au syndic pour signaler pouvoir en assemblée générale contesté, demandant la nullité des votes effectués par Monsieur Durand au-delà du seuil légal. Le syndic, alerté par cette démarche et la mention au PV, a consulté son conseil juridique et a décidé de convoquer une nouvelle AG pour revoter les résolutions où le vote de Monsieur Durand avait été déterminant, afin d'éviter une contestation judiciaire plus coûteuse pour la copropriété.

Quelles sont vos chances d'obtenir gain de cause ?

Les chances d'obtenir gain de cause lorsque vous décidez de signaler pouvoir en assemblée générale contesté dépendent de plusieurs facteurs, notamment la nature de l'irrégularité, la solidité de vos preuves et le respect des procédures et délais légaux.

Situations favorables au demandeur

Vos chances sont accrues si l'irrégularité du pouvoir est manifeste et documentée. Par exemple, un pouvoir non signé, un mandat dont le mandataire n'est pas clairement identifié, un cumul de pouvoirs dépassant les limites légales (article 22 de la Loi du 10 juillet 1965), ou un pouvoir utilisé pour voter des résolutions non prévues au mandat. De même, si vous pouvez prouver que cette irrégularité a eu une influence déterminante sur le résultat d'un vote, votre dossier sera solide. La jurisprudence est constante sur ces points et tend à annuler les résolutions viciées par des irrégularités graves.

Situations défavorables au demandeur

Vos chances diminuent si l'irrégularité est mineure et n'a pas eu d'impact réel sur les votes. Une simple erreur matérielle sans conséquence sur la volonté du mandant ou sur le résultat final sera rarement retenue par les tribunaux pour annuler une résolution. De plus, si vous ne respectez pas le délai de deux mois pour la contestation judiciaire des résolutions après la notification du procès-verbal, votre action sera irrecevable. L'absence de preuves tangibles ou une description imprécise des faits affaiblira également votre position.

Preuves à réunir pour renforcer le dossier

Pour maximiser vos chances, nous vous conseillons de réunir un maximum de preuves : le mandat de pouvoir litigieux, le procès-verbal de l'AG mentionnant la contestation, la feuille de présence, le règlement de copropriété, et tout échange écrit avec le syndic ou des témoignages de copropriétaires. Chaque document doit être précis et corroborer vos affirmations.

En conclusion, si la démarche de signaler pouvoir en assemblée générale contesté peut sembler complexe, elle est tout à fait réalisable avec une bonne préparation et le respect des règles. Une irrégularité flagrante et documentée, ayant un impact sur le vote, vous donne de bonnes chances d'obtenir satisfaction, que ce soit à l'amiable ou par voie judiciaire.

Cette analyse est indicative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel du droit pour votre situation précise.

Rédiger un courrier efficace pour signaler un pouvoir contesté

La rédaction d'un courrier formel est la première étape cruciale pour signaler pouvoir en assemblée générale contesté. Un courrier bien structuré, clair et étayé par des arguments juridiques précis augmentera considérablement l'impact de votre démarche auprès du syndic.

Il ne s'agit pas de rédiger une simple réclamation, mais un document qui expose les faits avec rigueur, cite les textes de loi applicables (notamment la Loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1967) et demande une action concrète de la part du syndic. Un modèle générique trouvé sur internet pourrait ne pas correspondre aux spécificités de votre situation et manquer des éléments clés pour être pleinement efficace.

Le générateur de courrier CourrierExpert est conçu pour vous aider à produire une lettre personnalisée et juridiquement fondée. Il vous guidera pour intégrer toutes les informations essentielles à votre situation :

  • Votre adresse : Pour une identification claire de l'expéditeur.
  • Adresse du syndic (destinataire) : Pour que le courrier soit envoyé à la bonne entité.
  • Nom du syndic : Précisez le nom du syndic en charge de votre copropriété.
  • Numéro de lot : Indispensable pour vous identifier en tant que copropriétaire.
  • Date des faits : La date de l'assemblée générale où le pouvoir a été contesté ou l'irrégularité constatée.
  • Description des faits : Un champ libre pour détailler précisément la nature de l'irrégularité du pouvoir et son impact.
  • Preuves : Pour lister les documents que vous joignez à votre envoi (copie du mandat, extrait du PV, etc.).

En utilisant notre outil, vous obtiendrez un courrier sur mesure, respectant les formes légales, ce qui est essentiel pour une démarche réussie et pour potentiellement éviter une procédure judiciaire plus lourde. Nous vous aidons à formuler vos arguments de manière claire et percutante, en vous assurant de ne rien oublier pour défendre vos droits.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un pouvoir en assemblée générale de copropriété ?

Un pouvoir, ou mandat, est un document par lequel un copropriétaire (le mandant) autorise une autre personne (le mandataire) à le représenter et à voter en son nom lors d'une assemblée générale. Il est encadré par la Loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1967, notamment en ce qui concerne sa forme, le nombre de pouvoirs qu'un mandataire peut détenir et les conditions de vote.

Comment savoir si un pouvoir est irrégulier ?

Un pouvoir peut être irrégulier s'il ne respecte pas les conditions légales ou celles du règlement de copropriété. Les irrégularités courantes incluent l'absence de signature du mandant, l'oubli de la date de l'AG, la désignation imprécise du mandataire, ou le dépassement du nombre de pouvoirs qu'un mandataire peut détenir (limité par la loi à trois mandats, sans que le total de ses voix et de celles de ses mandants n'excède 10% des voix de la copropriété).

Que faire si mon pouvoir a été contesté à tort ?

Si votre pouvoir a été contesté à tort, vous devez immédiatement en informer le syndic par lettre recommandée avec accusé de réception. Joignez une copie de votre mandat original et toutes les preuves de sa validité. Demandez au syndic de rectifier l'erreur et de prendre en compte votre vote. Si l'AG est terminée, vous pourrez contester la résolution si l'absence de votre vote a été déterminante.

Quel est le rôle du syndic face à un pouvoir contesté ?

Le syndic a l'obligation de vérifier la régularité des pouvoirs. En cas de contestation, il doit la consigner au procès-verbal de l'assemblée générale. Il est ensuite le premier interlocuteur pour toute réclamation. Il doit instruire la situation, et si l'irrégularité est avérée et a un impact sur les votes, il doit prendre les mesures correctives nécessaires, éventuellement en consultant le conseil syndical ou en convoquant une nouvelle AG.

Puis-je contester une résolution si un pouvoir irrégulier a influencé le vote ?

Oui, si l'irrégularité d'un pouvoir a été déterminante dans le vote d'une résolution (c'est-à-dire que la résolution n'aurait pas été adoptée sans ce pouvoir), vous pouvez demander l'annulation de cette résolution. Vous disposez d'un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal de l'assemblée générale pour saisir le tribunal judiciaire, conformément à l'article 42 de la Loi du 10 juillet 1965.

Faut-il un avocat pour signaler un pouvoir contesté ?

Pour le simple signalement au syndic, un avocat n'est pas obligatoire. Cependant, si la situation ne se résout pas à l'amiable et que vous envisagez une action en justice pour contester les résolutions de l'AG, la représentation par un avocat est fortement recommandée, voire obligatoire devant le tribunal judiciaire, pour défendre au mieux vos intérêts.

Quelles sont les sanctions pour un pouvoir abusif ?

Un pouvoir abusif, par exemple un mandataire qui dépasse le nombre de pouvoirs autorisés, peut entraîner la nullité des votes effectués au-delà des limites légales. Si cette irrégularité est déterminante, elle peut conduire à l'annulation des résolutions votées. Le syndic, s'il est fautif, peut voir sa responsabilité engagée. Une contestation abusive de votre part pourrait également entraîner des sanctions pour procédure dilatoire.

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